{"id":2965,"date":"2018-10-08T20:31:28","date_gmt":"2018-10-08T19:31:28","guid":{"rendered":"https:\/\/acb-athletisme.fr\/?p=2965"},"modified":"2018-10-08T20:31:28","modified_gmt":"2018-10-08T19:31:28","slug":"deux-marcheuses-nordiques-de-lac-beauchamp-aux-100-km-de-millau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/acb-athletisme.fr\/?p=2965","title":{"rendered":"Deux marcheuses nordiques de l&rsquo;AC Beauchamp aux 100 km de Millau"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Deux marcheuses nordiques de l&rsquo;AC Beauchamp aux 100 km de Millau<\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/acb-athletisme.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/millau-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2966\" src=\"https:\/\/acb-athletisme.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/millau-1.jpg\" alt=\"\" width=\"648\" height=\"488\" \/><\/a><\/p>\n<p>Un jour de janvier, Corinne Ducamp coach marche nordique et moi, Colette Varet, marcheuse nordique et traileuse, avons d\u00e9cid\u00e9 de faire ensemble les 100 km de Millau. Une \u00e9preuve mythique les 100 km de Millau. 100 km, d\u00e9j\u00e0 \u00e7a fait peur et Millau est r\u00e9put\u00e9 pour \u00eatre le plus difficile des 100 km avec un d\u00e9nivel\u00e9 assez important, mais c&rsquo;est aussi le plus beau\u00a0!<\/p>\n<p>Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent notre plus grande marche nordique \u00e9tait le Versailles-Mantes, 52 km de nuit, donc l\u00e0 presque le double. Beaucoup de coureurs de l&rsquo;AC Beauchamp l&rsquo;ont d\u00e9j\u00e0 fait ou en r\u00eavent, mais aucun marcheur, alors ce fut une d\u00e9cision importante de s&rsquo;y inscrire et Millau \u00e7a ne s&rsquo;improvise pas, il faut une bonne pr\u00e9paration.<\/p>\n<p>Alain Perrier, notre Coach athl\u00e9tisme, nous concocte\u00a0 un plan sur mesure que Corinne suit avec application et moi un peu moins car des trails en montagne sont aussi au programme avec mon mari et coach personnel Laurent. Il nous faut aussi trouver la bonne vitesse, celle qui nous permettra de tenir sur les 100 km sans non plus s&rsquo;ennuyer. Apr\u00e8s essais, nous nous d\u00e9cidons pour 6 km\/h.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Sur Millau chaque concurrent a droit \u00e0 un accompagnateur v\u00e9lo. Ce sera respectivement Jean-Marc Girault, qui a d\u00e9j\u00e0 couru deux fois Millau et est \u00e9galement coach de marche nordique \u00e0 l\u2019AC Beauchamp et Laurent Varet, mon mari.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La date arrive enfin, nous partons sur zone, pas de\u00a0 stress, le but est juste de terminer. Mais le matin du d\u00e9part le c\u0153ur bat plus fort quand m\u00eame. Nos cyclistes nous laissent, car tous\u00a0 les v\u00e9los doivent\u00a0 attendre au km 7. La tradition veut aussi que les concurrents rejoignent le d\u00e9part en cort\u00e8ge, l&rsquo;occasion de partager.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>A 10 h c&rsquo;est le vrai d\u00e9part et l\u00e0 en franchissant cette ligne une grande \u00e9motion\u00a0 nous prend, \u00e7a y est nous sommes dedans. C&rsquo;est parti, doucement le temps que le cort\u00e8ge s&rsquo;\u00e9tale !<\/p>\n<p>Puis nous prenons notre rythme, nos fameux 6 km\/h. L&rsquo;ambiance est bon enfant. L&rsquo;avantage en marchant, c&rsquo;est que nous avons le temps de profiter, d&rsquo;admirer autour de nous. Le premier ravitaillement arrive d\u00e9j\u00e0, nous grignotons rapidement quelques morceaux de banane, orange ou citron avant de repartir. Nos accompagnateurs v\u00e9lo ne sont pas loin et c&rsquo;est avec plaisir que l&rsquo;on se retrouve. Ils commen\u00e7aient \u00e0 trouver le temps long ! Maintenant\u00a0 \u00e0 eux de se mettre \u00e0 notre allure.<\/p>\n<p>Les km passent doucement, 10, 20&#8230; nous parlons, rions, profitons des ravitaillements \u00e0 chaque fois et admirons les paysages magnifiques. Il fait chaud, la casquette tremp\u00e9e dans une fontaine fait un peu baisser la temp\u00e9rature\u00a0mais il y a quand m\u00eame des passages ombrag\u00e9s bien agr\u00e9ables. Le parcours est constitu\u00e9 de deux boucles, la premi\u00e8re correspond au marathon et revient \u00e0 Millau o\u00f9 l&rsquo;on passe juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la ligne d&rsquo;arriv\u00e9e, mais juste avant, \u00e0 40km, nous faisons\u00a0 une petite pause \u00ab\u00a0soin des pieds\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Enfin, les 42 km, le marathon c&rsquo;est fait\u00a0!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pour l&rsquo;instant tout va bien, et nous repartons donc pleines d\u2019entrain pour la deuxi\u00e8me partie qui est un aller-retour de 59 km, mais \u00e0 priori les plus difficiles car c&rsquo;est une succession de c\u00f4tes et descentes. Il va falloir tenir\u00a0!<\/p>\n<p>Nous croisons et applaudissons le premier coureur qui termine en 7 h 18.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le fameux Viaduc de Millau est enfin en vue en haut d&rsquo;une belle c\u00f4te alors qu&rsquo;il fait encore bien chaud. En dessous, nous nous sentons bien petits, c&rsquo;est impressionnant\u00a0!<\/p>\n<p>Dans la descente nous croisons la premi\u00e8re f\u00e9minine qui en sens inverse monte en courant avec une\u00a0 facilit\u00e9 apparente alors qu&rsquo;elle a 90 km dans les jambes&#8230; Nous l\u2019applaudissons avec admiration.<\/p>\n<p>De notre c\u00f4t\u00e9, nous maintenons notre cadence.\u00a0 Au ravitaillement du 53 km, arr\u00eat un peu plus long, une remise en \u00e9tat des pansements est n\u00e9cessaire\u00a0 afin de soigner un peu mieux les ampoules. Nous repartons et croisons de plus en plus de monde, c&rsquo;est le gros du peloton des coureurs, beaucoup nous encouragent, c&rsquo;est sympathique. Nous voyons aussi les cars qui ram\u00e8nent ceux qui abandonnent, mais \u00e7a, ce n&rsquo;est pas pour nous.<\/p>\n<p>Jean-Marc est aussi notre \u00ab\u00a0relation publique\u00a0\u00bb il fait le lien avec le club et nous transmet r\u00e9guli\u00e8rement\u00a0 les nombreux\u00a0 encouragements du club.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le jour commence \u00e0 baisser et avec la temp\u00e9rature qui devient vite fra\u00eeche. Les premi\u00e8res frontales s&rsquo;allument, puis la nuit est l\u00e0 et l&rsquo;on ne croise plus que des lumi\u00e8res. Laurent nous met de la musique, il avait pr\u00e9vu une petite sono, c&rsquo;est motivant. Nous approchons de St Affrique,\u00a0 la ville qui est le point de retour et l&rsquo;on envie de plus en plus ceux que l&rsquo;on croise. On y est\u00a0 enfin \u00e0 ce ravitaillement des 70 km. Il en reste 31 mais direction Millau maintenant. Plus rien ne pourra nous arr\u00eater m\u00eame si\u00a0 les ampoules titillent toujours, que les jambes sont raides, un regard d&rsquo;envie vers les masseurs \u00e0 disposition\u00a0 mais un arr\u00eat trop long n&rsquo;est pas toujours conseill\u00e9, donc nous repartons et c&rsquo;est maintenant\u00a0 nous qui sommes dans l&rsquo;autre sens. Notre allure est toujours bonne m\u00eame si elle ralenti un peu, car nous sommes dans une longue mont\u00e9e et malgr\u00e9 tout lorsque l&rsquo;on aper\u00e7oit les lumi\u00e8res des marcheurs (il n&rsquo;y a plus que \u00e7a) devant nous, nous les rattrapons assez facilement et doublons tranquillement. C&rsquo;est l&rsquo;avantage de la marche nordique, quand nous sommes lanc\u00e9es, les jambes marchent toutes seules, les bras donnent le tempo, on ne r\u00e9fl\u00e9chit plus. La musique nous aide aussi.<\/p>\n<p>Nos cyclistes marchent maintenant pour se r\u00e9chauffer car\u00a0 m\u00eame si nous sommes tous bien couvert Il fait tr\u00e8s froid \u00e0 pr\u00e9sent.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s chaque arr\u00eat, les red\u00e9marrages sont difficiles, il faut remettre la machine en marche, mais le moral est bon, 80 km, puis les fameux 90 km tant attendus qui annoncent\u00a0 le viaduc et la derni\u00e8re grosse mont\u00e9e. M\u00eame si on a l&rsquo;impression de ne plus marcher tr\u00e8s droit \u00e0 cause de la fatigue on sait que c&rsquo;est bon, on va terminer. On repasse sous le viaduc\u00a0 et c&rsquo;est la grande descente.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>C&rsquo;est tr\u00e8s calme car les routes sont ferm\u00e9es pour l&rsquo;\u00e9preuve. Il n&rsquo;y a donc que des silhouettes accompagn\u00e9es ou non d&rsquo;un v\u00e9lo et plus personne en face depuis longtemps. Pourtant, arrive en face de nous des v\u00e9los, \u00e0 3 h du matin c&rsquo;est \u00e9tonnant\u00a0! Lorsque nous reconnaissons les voix&#8230; ce sont celles de nos amis du club de l&rsquo;AC Beauchamp qui viennent nous accompagner jusqu&rsquo;\u00e0 la ligne d&rsquo;arriv\u00e9e. \u00c7a fait chaud au c\u0153ur, ils se sont lev\u00e9s et sont partis dans la nuit et le froid pour nous\u00a0! Un superbe cadeau\u00a0! Ils nous annoncent plus qu&rsquo;une heure&#8230; non, non,\u00a0 il ne faut pas nous dire \u00e7a, ils rectifient, plus que 5 km, l\u00e0 \u00e7a va mieux\u00a0!\u00a0\u00a0 Nous passons le dernier ravitaillement. Nous sommes dans la ville maintenant et d\u00e9passons toujours\u00a0 des marcheurs ou ex-coureurs&#8230; Puis c&rsquo;est la derni\u00e8re ligne droite. Nos accompagnateurs nous laissent car ils doivent poser leurs v\u00e9los pour passer la ligne d&rsquo;arriv\u00e9e \u00e0 pied avec nous.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Enfin, l&rsquo;entr\u00e9e dans le parc, l&rsquo;\u00e9motion nous envahie, une derni\u00e8re petite mont\u00e9e avant de franchir cette ligne tant attendue, nos chevaliers servants sont juste derri\u00e8re nous lorsque nous entendons enfin nos pr\u00e9noms. Nous sommes tr\u00e8s \u00e9mues essayant de retenir nos larmes sur la photo finisher. On se f\u00e9licite et s&#8217;embrasse. Il faut aussi penser \u00e0 arr\u00eater la montre, 18 h 01 de course, c&rsquo;est g\u00e9nial\u00a0!!!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>C&rsquo;est finalement pass\u00e9 vite, m\u00eame si certains passages \u00e9taient longs, si on se demandait chacune dans notre t\u00eate si on tiendrait, si on y arriverait malgr\u00e9 la motivation et les entra\u00eenements, et bien c&rsquo;est fait, m\u00eame un peu plus puisqu&rsquo;il y a 101 km.<\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 on est 100 bornardes\u00a0!!!<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Rien qu&rsquo;\u00e0 \u00e9crire ses lignes, les larmes d&rsquo;\u00e9motion sont encore l\u00e0&#8230;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/acb-athletisme.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/millau-2.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2967\" src=\"https:\/\/acb-athletisme.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/millau-2.jpg\" alt=\"\" width=\"648\" height=\"488\" \/><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Deux marcheuses nordiques de l&rsquo;AC Beauchamp aux 100 km de Millau Un jour de janvier, Corinne Ducamp coach marche nordique et moi, Colette Varet, marcheuse nordique et traileuse, avons d\u00e9cid\u00e9 de faire ensemble les 100 km de Millau. 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