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Grand Trail des passerelles

65 km  3500 D+   3945 D-

Il y a un peu moins d’un an, nous étions dans le Vercors pour faire une épreuve de l’UT4M, une grosse première pour moi (42 km et 2800m D+)

Tout s’était bien passé, en prenant bien mon temps aux ravitos…

Du coup, mon coach personnel et mari,  Laurent avait commencé à échafauder quelques nouveaux projets pour une nouvelle aventure commune…

Quelques semaines plus tard, en feuilletant quelques brochures  touristiques, on est tombé sur  le lac de Monteynard, ses fameuses passerelles et son (ses) trail avec des parcours atypiques bien tentant surtout la 65 km…

65km c’est juste 23 km de plus, et 3500m D+, 700m D+ de plus qu’il m’a dit…  mais moi ce qui me tentait c’était juste de passer sur les passerelles et visiter la mine.

Me voici donc inscrite et maintenant à quelques jours du départ de la « grande course » 

Jeudi, arrivée à Saint Martin de la Cluse, nous découvrons notre lieu de séjour, un petit château sympa, le château de Pâquier. Les hôtes ne sont pas encore là mais nous sommes accueillis par 3 chiens dont un patou énorme, des chevaux, un lama et des alpagas tout mignons.

Nous partons découvrir le village mignon sans plus mais avec un petit bar et une épicerie qui ne paie pas de mine mais qui est une caverne d’Ali baba en partie bio avec les légumes du gérant et pas cher du tout, on y fait donc nos provisions…

Le château n’est occupé pratiquement que par des traileurs sur les différentes épreuves, 15, 24 , 39 et 65 km, donc les grands sujets de conversation sont la beauté du lieu, la région mais surtout le trail et les angoisses de chacun sur la distance et le dénivelé prévu !

Pour moi ce sont surtout les 3 barrières horaires, les deux premières sont calculées pour une vitesse de 4,5 km/h, mais la dernière à 5 km/h. Si on ne passe pas à la dernière on est dirigé directement sur l’arrivée pour éviter la dernière montée, on est considéré comme non finisher mais classés sur une distance légèrement inférieure.

Donc on a tout calé pour 5 km/h.. La petite version n’étant pas une option pour Laurent..

Vendredi, petite ballade tranquille de 8km prévue. On part assez tard et on prévoie de manger au sommet pour profiter de la vue mais vers 13 h petite faiblesse de ma part car le petit déjeuner est loin et il faut que je mange un petit truc (ça inquiète Laurent si je suis déjà  à plat ça promet pour dimanche!!!) mais non, ça repart et on arrive en haut, la vue est belle, le temps nuageux avec beaucoup de vent donc on ne souffre pas de la chaleur au contraire mais ils annoncent beaucoup plus chaud pour notre épreuve.  Retour à la voiture pour se diriger vers le lac et le retrait des dossards. C’est le gros bazar, il y a énormément de monde et le lac est inaccessible, on trouve heureusement une place le long de la route pas trop loin. Lorsque l’on veut descendre vers le lac, on remarque des petits fanions rouges qui indiquent le tracé du parcours et Laurent m’indique que c’est la fin du notre, on l’emprunte avec un peu d’émotion surtout moi, je me dis que si j’arrive jusque là ce sera génial… On arrive au village de départ, du monde, il fait très chaud mais on récupère assez vite nos dossards avec en plus une visière et une paire de chaussettes  de trail (super, les miennes n’étaient pas géniales).

 Laurent profite du lac pour une baignade, moi pas envie, les abords ne sont pas terrible , la baignade est interdite, il n’y a que des bateaux à moteurs, planches à voiles ou sky-surfs à fond la caisse.

 Retour au château et fin de journée tranquille.

Samedi, visite d’un petit village et de son marché, nous allons tenter de voir les fameuses passerelles, mais nous ne pourrons pas, invisibles depuis la route et pas envie de crapahuter avant demain,  ce sera donc la découverte le jour du trail.  Ensuite préparation des boulettes et autres recettes énergétiques qui doivent nous (surtout moi) aider sur ce trail.

 Du coup on discute pas mal avec les autres traileurs sur nos recettes respectives. Le soir, préparation des sacs, des tenues, et du petit déj. dodo vers 22 h car le réveil doit sonner à 2 h 15 du matin… Laurent s’endort tout de suite, moi non.

 Je pense à mes séances de yoga,  me détends sans dormir mais ça me repose, le sommeil va peut-être arriver… Vers minuit Laurent se réveille, je ne dors toujours pas, il me dit de dormir, facile à dire  :(( moins à faire.

Dimanche. Il se réveille à nouveau, regarde l’heure, 2 h du matin, on décide de se lever, une nuit blanche pour moi… je n’avais pas besoin de ce handicap en plus pour cette épreuve qui me faisait déjà peur, la journée s’annonce longue et difficile mais je ne me sens pas fatiguée.

On sort de la chambre, la porte grince tellement qu’on a l’impression de réveiller tout le château. Petit déjeuner rapide, on n’a pas très faim, on en  avale la moitié, l’autre sera pour l’attente de la navette. Départ en voiture dans la nuit noire, les frontales sont dans les sacs, elles seraient plus utiles sur notre tête car on ne voit pratiquement rien et je guette les loups, il paraît qu’il y en a plein dans la région. Nous connaissons bien la route, donc pas d’angoisse de se perdre (le GPS ne capte pas toujours dans le coin), puis nous rejoignons les lumières des voitures qui se dirigent vers le parking des navettes. On doit rejoindre une file de bus, les navettes, elles ont toutes les moteurs qui tournent pendant qu’on les longe, on s’en prend plein les poumons, c’est super ! Mais c’est bien organisé et dès qu’un bus est plein il part, donc on monte direct dedans, une fois assis, on se dépêche de manger la fin de notre crème de petit déj malgré le rappel  du chauffeur qui a bien précisé qu’il est interdit de manger. On n’arrive pas à finir, sûrement trop tôt, il est 3 h 20. J’ai prévu une boisson d’attente qui a bien fait rire Laurent (lucuma, maca, baobab, thé matcha, sucre de coco,  il me faut bien une potion magique pour espérer finir ;))) ! Je tente de profiter du trajet pour dormir un peu, mais un bavard parlant fort capte continuellement mon attention et m’empêche de somnoler.

 

4 h 30 arrivée à la Mure où une salle nous permet d’attendre au chaud et un passage aux toilettes, puis direction la ligne de départ, il fait un peu frais mais pas trop, la ville se réveille, on est devant la mairie et les spectateurs arrivent ou nous regardent par leurs fenêtres. L’heure approche, Laurent m’oblige à ne pas me mettre tout derrière comme à mon habitude, je me sens un peu comme une touriste parmi tout ces traileurs dont quelques femmes heureusement. Pas besoin des frontales, il commence à faire clair.

5 h 30 le départ est donné, je ne  sais même plus s’il y avait une musique de motivation j’ai juste pensé trop tard à allumer mon GPS qui met comme d’hab trois heures à s’allumer, faut que je le remette à zéro en +, heureusement, on fait juste le tour de la mairie avant de partir pour de vrai. Il y a beaucoup de spectateurs malgré l’heure, beaucoup d’encouragements et de fumigènes c’est sympa.

Après un peu de plat, on commence la première montée, pas trop raide mais ça passe vite en mode trace unique, je ne suis pas du tout à l’aise car Laurent est devant et se retourne continuellement pour me surveiller et je sens les traileurs derrières moi qui sont plus rapides donc je jongle entre laisser passer et accélérer sans me mettre dans le rouge dès le départ. Heureusement il y a souvent des ralentissements qui me permettent de suivre, puis un gros bouchon car  passage de barbelés où des coureurs se sont en plus accrochés. Je suis disciplinée, je fais la queue sagement pendant que Laurent comme en voiture se faufile par un côté et me reproche ensuite de laisser passer tout le monde ce qui n’est pas vrai car des coureurs galants m’ont gentiment laissé passer. Le passage s’élargit et on peut enfin prendre chacun sont rythme ce qui permet à Laurent de pouvoir prendre des photos et de me rattraper facile. Le jour se lève et lorsque l’on arrive en haut, la récompense est là malgré un vent très fort, la lumière est presque magique et la vue à 180° époustouflante. Je suis contente d’être là mais pas trop le temps de rester à savourer ce paysage, on repart sur la descente vers le premier ravito J’aime bien les descentes ….

Je prends un quartier d’orange, j’ai envie de saucisson et il faut aussi que je mange de la banane en plus de nos boulettes que j’ai déjà entamées dans la montée. Un peu d’eau et on repart, j’ai progressé sur le temps d’arrêt après les remarques de Laurent sur le Vercors l’année dernière (on fera en moyenne 4 minutes par ravitaillement).

On arrive à la montée de la Pierre Percée, ça commence à grimper sérieux et la température monte mais ce n’est pas trop long et le passage à travers la Pierre Percée est amusant et superbe.

 Maintenant descente jusqu’à la mine 2 km plus loin on en est au 21 km accueilli par des mineurs, visite express de la mine,

 juste un petit tour puis ravito 2 à la sortie. Là il fait vraiment chaud maintenant, donc je m’arrose largement, casquette trempée, je sors un foulard que je trempe aussi dans l’eau et le bloque sur mes épaule à l’aide de mon sac (ne supportant pas la chaleur j’ai été prévoyante) Pour la nourriture, je prends cette fois de la pastèque, pour aller plus vite j’enroule la grande rondelle de saucisson sur  mon morceau de banane et m’aperçois que c’est très bon et pratique à manger, quelques cacahuètes salées, de l’eau et on repart.

Les jambes commencent à se faire sentir. Remontée sans grand intérêt puis descente sur le village de Monteynard et son ravito 3, on commence par se rafraîchir, puis l’habituel ravitaillement, saucisson banane,  qui semble bien fonctionner et que je vais répéter à chaque fois.  J’ajoute une petite serviette trempée sous ma casquette car étant en matière synthétique elle sèche trop vite  et la chaleur monte toujours. Une barrière « brumisante » nous attend à la sortie c’est très agréable sauf pour les lunettes…

on reprend la descente, avec un passage sur une voie ferrée désaffectée avec une superbe vue sur le lac, le seul problème c’est l’écart des traverses qui n’est pas régulier et le risque pour les chevilles dans le ballaste surtout lors des passages dans des tunnels non éclairés mais c’est amusant !

Au compteur 32 km et 1620 D+ , il est 11h 10, (4 h 40 de course) lorsque l’on arrive enfin au ravito 4 de la première barrière horaire (12 h 30 l’officielle 12 h pour terminer) largement en avance  mais le dur va commencer après, je n’ai même pas fait la moitié  et je dis que ça va être difficile d’arriver au bout, que finalement si je ne fais que la  version qui coupe la dernière montée je serais déjà contente mais Laurent ne veux même pas en entendre parler car il est certain qu’on passera les barrières horaires suivante aussi ….

Voici enfin la  fameuse montée de 1064 D+ sur 7 km pour le  Sénépi, il fait chaud, très chaud, avec un autre concurrent qui semble souffrir de la chaleur comme moi, on vise les zones d’ombre,

mais on s’engage dans la forêt et si la température est plus supportable, la pente s’accentue.

Je me tracte avec les bâtons (désolée Jean-Paul, je ne me concentre pas sur la poussée mais sur la traction !) J’ai des compagnons de route derrière moi qui apprécient mon rythme très lent car lorsque je leur propose de passer ils refusent en disant qu’ils s’accrochent à mon allure. Ça me rassure, je ne suis pas la seule à souffrir, c’est long, Laurent me propose en riant de me tirer mais je refuse (sans rire moi) il me donne régulièrement les mètres de D+ montés quand je lui demande, mais là lorsqu’il se propose de m’indiquer quand on sera à la moitié je l’envoie balader, je ne veux pas savoir ce qu’il me reste à monter pour ne pas me démoraliser mais une voix derrière moi dit timidement que lui ça l’intéresse (chacun sa motivation). Enfin la forêt s’éclaircit car on arrive sur la partie découverte, le sommet ne doit plus être loin, la pente est plus douce, le vent rafraîchit, la vue est magnifique et le sommet est là,  j’ai enfin fait ce que je pense être le plus difficile de ce trail. On est content d’être au sommet, quelques photos et c’est parti pour la descente, ma partie préférée car je peux enfin courir sans problème et reprendre un peu de forces.

Il y a un ravito prévu 2 km plus loin mais ils semblent bien longs et malgré la descente je sens la fatigue qui s’accentue, et enfin le ravito 5 qui était effectivement plus loin que prévu, à environ la moitié de la pente. Petit arrêt puis on reprend la descente, je cours toujours tout en étant prudente mais les jambes semblent bien tenir malgré la fatigue.

Ça remonte légèrement, 100 D+ pour enfin arriver au ravito 6 de la deuxième barrière horaire à 15 h (16 h30 l’officielle et 15 h 30 pour terminer). C’est encore large, mais plus on avance plus c’est difficile pour tout le monde autour de moi (enfin presque, Laurent est encore frais et confiant), je suis toujours inquiète pour le dernier passage mais on va enfin arriver aux fameuses passerelles.

On découvre la première, je ne la trouve pas si impressionnante, c’est plutôt amusant, la vue est pas mal mais je suis un peu déçue, peut-être la fatigue qui atténue les émotions… Faut maintenant passer la deuxième, on ne la voit pas mais elle ne doit pas être très loin, on nous a indiqué 3 km, il faut descendre et remonter ensuite. C’est bon je me dis que ça devrait passer  malgré la petite bosse indiquée sur notre profil course. Mais après une descente il faut remonter un peu….longtemps,  pour arriver à un panneau qui indique la passerelle à 3,6 km et on monte toujours !!! là je râle, je peste, je suis de mauvaise humeur, ça ne va pas le faire si je continue à cette allure d’escargot, Laurent reste confiant

On arrive enfin à cette satanée deuxième passerelle. C’est tout juste si je regarde le paysage, elles sont pourtant longues (220 et 180 m). Un photographe attend pour immortaliser ce passage, je tente le sourire mais la photo n’est pas convaincante.

Le dernier ravito avec barrière horaire doit être à moins de 2 km juste en dessous, mais après la descente on entame une grande ligne droite, les 2 km sont largement passés et toujours rien en vue, Laurent a peur qu’on l’ait raté et qu’on se soit dirigé vers la version courte car lorsque l’on demande à des touristes ils nous disent qu’effectivement il y a un ravitaillement mais sur la plage à l’arrivée !!! Du coup il court devant surtout qu’il n’y a pas  de bénévoles pour se renseigner. Mais enfin il me semble apercevoir un regroupement, oui c’est le ravito 7, le dernier et la fameuse barrière à 17 h.

Nous y arrivons à 16 h 35. C’est l’hécatombe à ce ravito, certains sont assis, d’autres voudraient manger mais ne peuvent plus, un se sent mal, un demande de remplir carrément sa gourde de coca !

Et les bénévoles toujours adorables nous préviennent que la dernière montée est dure, qu’il faut faire le plein d’eau, qu’on n’est pas encore arrivé. Je grignote un peu, je bois et on repart rapidement pour que je puisse m’arrêter tranquillement un peu plus loin, hors du contrôle barrière horaire….. Maintenant je ne suis plus pressée, je peux m’arrêter (un petit besoin naturel, ce n’est pas toujours facile pour les filles), je tente de manger tranquille (il me reste pas mal de vivres dans mon sac) mais c’est sans compter sur Laurent qui me laisse à peine finir d’avaler une boulette en s’impatientant ostensiblement un peu plus haut…  Bon j’y vais, à mon rythme encore plus lent car c’est vrai que ça monte bien, on a 427 D+ encore  à monter. On se retrouve en file indienne,  on laisse passer ceux qui ont encore un peu de jus, on encourage ceux qui vomissent, celle qui est tirée par son mari et qui pleure (ils étaient sur la course du 39 km on a la même fin), celui qui est assis par terre mais qui finalement va s’accrocher à notre groupe. On retrouve certains compagnons de route car suivant la spécialité de chacun, montée ou descente on se  retrouve régulièrement. Laurent à papoté pas mal durant ce trail, moi, très peu… On a pourtant le temps, on mettra presque 2 h à faire ces 7 derniers km car la montée est raide compte tenu de la fatigue. Heureusement on est dans la forêt à l’ombre.

A chaque virage on espère voir la descente arriver mais c’est un ravitaillement eau non annoncé qui nous attend, les bénévoles nous rassurent, plus qu’un faux plat et ça descend. Je n’aime pas beaucoup les faux plat, mais Laurent confirme qu’il ne reste plus grand chose à grimper donc après un grand verre d’eau on repart, le faux plat est assez long mais il se termine enfin et la dernière descente est là. Ceux qui peuvent encore courir en profite, les autres pestent, certains n’ont plus de genoux. Laurent se retourne régulièrement pour voir si j’arrive toujours à suivre, oui dans les descentes c’est bon, on double pas mal, on entend les bruits de l’arrivée de plus en plus fort. On traverse enfin la route où l’on s’était garé le vendredi, on prend enfin cette fin de parcours tant attendue. On arrive sur le plat vers la plage, mais dès que ce n’est plus en descente je ne peux plus courir, je marche, j’espère pouvoir encore courir un peu pour passer  l’arrivée. Il y a beaucoup de spectateurs et de coureurs déjà arrivés qui nous encouragent. Enfin on y est ! et je peux trottiner avec Laurent  pour passer cette arrivée qui me semblait inaccessible… Bisous de finishers heureux, je suis fatiguée mais super contente.  Il est 18 h 33, nous avons mis 13 h 03, j’ai du mal à réaliser que j’ai pu faire ces  65 km et 3500 D+

Une photo sur la ligne et on part se restaurer un peu.

 Je n’ai pas vraiment faim, marre de manger toujours la même chose, j’ai juste envie de m’asseoir, je suis épuisée. Je grignote un sandwich au jambon beurre, le pain est dur à avaler mais le jambon et le beurre passe bien, j’en reprends même ça fait du bien. Un petit texto à la famille et aux amis pour dire qu’on est arrivé, le temps que Laurent récupère notre sac à la consigne et on se dirige vers le lac, j’ai récupéré un peu, ça va mieux, on se trempe tout habillé dans l’eau qui n’est pas assez fraîche pour de la cryothérapie mais ça fait du bien. Pendant ce temps les derniers coureurs finissent d’arriver (le dernier est récompensé par une lampe de mineur, c’est une très bonne idée) puis les coureurs qui ont été bloqués à la dernière barrière horaire arrivent (ils ont du attendre que tout le monde soit arrivé avant de repartir) pour faire en tout 62 km, soit juste 3 de moins que nous mais ils ont évité la montée.

Il faut maintenant  prendre une navette pour rejoindre la voiture 2 km plus haut. En arrivant à l’emplacement prévu on nous annonce que c’est terminé, il n’y en a plus. Nous ne sommes pas les seuls à vouloir remonter et il doit voir à nos têtes que ce n’est pas une bonne nouvelle pour nous, il rappelle donc gentiment une navette et c’est avec plaisir que l’on fait ce petit trajet assis…

Retour au château, j’arrive encore à monter les escaliers pour rejoindre notre chambre puis nous redescendons nous préparer à manger (il y a une cuisine à notre disposition), écouter et raconter les journées de chacun dans la bonne humeur car tout le monde a terminé sa course. Mais nous ne traînons pas trop et à 21 h 30 dodo, et là je pense qu’à 21 h 31 je dormais déjà !!!

 

Lundi, pas trop de courbatures, les descentes et montées d’escalier passent bien, mais je sens que j’ai fait des efforts hier. Retour pour Franconville, mais lors de la pause sur l’autoroute la descente de voiture est plus délicate, les courbatures sont là !

Mardi, encore un peu de courbatures mais ça va, plus de fatigue.

Mercredi, au petit déjeuner, je dis que c’est bon, que je ne sens pratiquement plus de courbatures. Laurent est content, il en profite pour glisser tranquillement comme si de rien n’était, que pour notre prochain défi commun on pourrait faire l’UTMB… je me suis demandée si j’avais bien entendu, lui ai demandé de préciser s’il pensait bien au 160 km, il a dit oui en riant, que j’étais prête… je crois que j’ai arrêté de respirer pendant que dans ma tête, se bousculaient plusieurs réactions :

  • les « hurlements non mais ça va pas »,
  • les « faudra vérifier les barrières horaires »,
  • les « n’y pense même pas »
  • les « il blague ou pas »
  • et surtout la peur qu’il ai mit une petite idée qui pourrait trotter dans ma tête………..

 

Colette

Les gendarmes et les voleurs de temps 2017

Le trail des gendarmes et voleuses : le 5 km féminin

La pluie s’atténue… la foule s’agite… le temps avance et le cœur s’accélère, l’adrénaline coule dans nos veines …

Audrey et moi rejoignions en trottinant le départ de la course des voleuses de temps.

On prend la pause devant les caméras, on fait une hola on se souhaite bon courage et là … 1…2…3… PARTEZ !!!

Ça y est, nous sommes lancées à une bonne allure, dans les 20 premières au début, la musique nous donne du dynamisme et nous entraîne. Je suis derrière Audrey, je la vois s’éloigner mais elle reste dans mon champ de vision et me donne un point de repère. Je double au fur et à mesure mais au bout d’un kilomètre, commencent les choses sérieuses ; Le terrain glisse, mes baskets s’enfoncent dans la boue et je fais tout mon possible pour ne pas tomber.

1,5 km le souffle commence à me manquer et je perds Audrey de vue. Ce n’est pas grave je garde mon allure et me concentre, j’entends le club me crier « ALLEZ JULIE !! » et me donne la force de continuer.

2km je me sens mal, la tête commence à me tourner, j’ai du mal à respirer mais je m’accroche et me répète en boucle « ne t’arrête pas, tu es forte ».

Je rentre dans la forêt et là : catastrophe le terrain glisse de plus en plus, les montées n’en finissent pas et les kilomètres non plus. Quand arrive une autre montée je suis à deux doigts de m’arrêter quand soudain Audrey m’attend, celle-ci ayant un gros point de côté. Nous avançons en marchant et essayons de reprendre notre souffle, on se fait doubler mais peu importe je lui dis de ne pas s’arrêter mais de s’accrocher et de reprendre ensemble. En haut de la montée après avoir récupéré notre souffle nous reprenons le rythme en sautant, zigzagant à travers les marres de boue. Quelques fois on n’a pas le choix, il faut « se jeter dans la boue » et je peux vous dire que mes chaussettes blanches s’en souviennent encore et ne me remercient pas.

Enfin nous arrivons au 3ème km, Audrey s’arrête et s’assoit. Je l’attends et lui dis de se relever mais elle n’y arrive pas de suite. Alors je la laisse derrière moi et avance à grand pas. J’arrive à dépasser quelques voleuses qui m’ont doublé et garde une bonne allure pour essayer de rattraper le retard. Encore une montée, je cherche sans cesse le panneau 4km mais ne le vois pas. Tant pis je dois garder mon rythme, je me retourne de temps en temps pour voir si j’aperçois Audrey.

Sans m’y attendre un homme crie « plus que 500 mètres », je retrouve le sourire et commence sérieusement à accélérer, il y a des caméras et je m’élance dans les airs pour prendre la pause, je pose le pied à terre puis sors enfin de la forêt. Plus qu’une dernière montée et j’entends crier « ALLEZ JULIE », je souris de toutes mes dents et tape un sprint sur 100 mètres doublant 4 personnes et là, le bonheur, je passe enfin l’arrivée et récupère avec hâte mon assiette bien méritée au bout de 35 minutes de course, le cœur battant à tout rompre

Signé : Julie


 

Les gendarmes et les voleurs et voleuses de temps,

Ambazac les 3 et 4 juin 2017

Il était une fois, (enfin, le 3 juin 2017,) toute une bande de joyeux voleurs et voleuses (18 si l’on compte les suiveurs et paparazzis), un peu cinglés, partis Direction Ambazac, retrouver les gendarmes sous une pluie battante. Cinglés oui, c’est bien le mot, quelle idée d’aller passer un week-end à se fatiguer à lutter contre les éléments et Dame Nature !!! Mais on est comme ça à l’ACB J

C’est donc le samedi 3 juin que Titi, Flo, Nat L., Steph, Marion, Audrey, Peggy, Pascal, Yannick, Fallou, Cédric, Nat P., Romane, Pauline, Marilyne, Joël, Julie et Agnès se sont donné le mot pour ce week-end Club ACB.

Arrivés sous des seaux d’eau, nous avons filé direction le retrait des dossards, les premières courses arrivant à grand pas. Marion n’a pas pu prendre le départ mais à 18h00 Audrey et Julie, étaient fin prêtes à en découdre avec les 5 km des gendarmes et c’est à leur arrivée, toutes 2 crottées, que nous avons pu mesurer leur ténacité. Course non classante qu’elles ont bouclé en 35 minutes environ.

Cette première journée touchant à sa fin, c’est après la traditionnelle pasta party que chacun regagna sa chambrée dans l’attente d’un lendemain bien chargé.

Ce jour si important du trail des 58 km arriva vite, pour certains dont la nuit fut bien courte, levés à 5h30, aie, oui le réveil, ça pique ; Ainsi Titi, Pascal, Steph, Fallou et Cédric prirent le départ à 8h00 précises, dans la brume matinale, précédés des gendarmes à cheval en costume d’époque, bicorne sur la tête. (Pour info, les dénivelés du Grand Trail du Limousin sont de 2410 m en positif et 2321m en négatif. Le bitume est principalement présent dans les traversées de villages ; il représente environ 6% de la distance totale, l’ascension totale cumulée étant de 2106 m).

Le reste de la joyeuses bande ayant pour mission de retrouver tous ces voleurs sur le parcours afin de leur prodiguer les meilleurs encouragements qu’il soit pour leur redonner force, courage et motivation.

Que de péripéties et rebondissements pour suivre nos courageux voleurs, qui de loin entendaient cris et cloches à leur approche, les autres participants n’en revenaient pas de tant d’enthousiasme et se laissaient aller à quelques commentaires, « et moi aussi, il faut m’encourager … », et les paparazzis ACB y allaient de plus belle à chaque nouveau coureur.

Gageons que l’ACB aura marqué tous les participants qu’ils auront croisés !

Tout ce petit manège jusqu’à ce que l’heure tourne et oblige les voleuses et le voleur des 10 km à regagner le point d’arrivée pour prendre le départ. Mais peu avant 15h00, nous avons eu la chance d’assister au passage de la ligne d’arrivée de Titi au bout de 6h51’30, Pascal pour une superbe performance en 6h57’23, Steph en 7h19’57 et Fallou le Saint Bernard de l’équipe dont nous avons loupé l’arrivée en 8h03’14 ; Cédric pris de douleurs fut contraint d’abandonner au 40ème kilomètre, mais quelle belle course malgré tout.

Départ du Trail Découverte de 10 km avec ses 600 mètres de dénivelé à 16h00, précédé lui aussi des gendarmes à cheval, et c’est parti pour une série de montées et descentes des plus glissantes, dame nature ayant laissé la veille derrière elle, terrains plus que glissants et boueux.

Yannick finira « vert » mais pas « humilié », 5ème de sa catégorie en 49’37’’, les jumelles : même temps (comme c’est bizarre) en 1h05’15’’ et notre triplette Peggy en 1h11’00’’.

Et voilà la presque fin d’un week-end club bien intense, à renouveler comme chaque sortie réussie dès l’année prochaine.

Signé : les jumelles

 
Le trail des gendarmes et des voleurs 

Trail 10KmsNath, Agnès, Peggy et Yannick

Trail 58 Kms

  • Thierry 6h51
  • Steph 7h19
  • Fallou 8h00,
  • Cedric (abandon au 40eme sur blessure pieds et tendons)
  • Pascal 6.57
  • Accompagnateurs / Flo, Nath, Pauline, Romane, Nath, Marion, Audrey, Agnès, Julie, Peggy, Yannick

Mon ressenti sur Le 1er trail (découverte): Depuis plusieurs qemaines, Alain (Perrier)nous avait concocté un plan pour ce
fameux trail, mon 1er trail…. Nous étions 5 membres de l’ACB à y
participer : Thierry, Cédric, Stéphane, Fallou et moi (Tchang).

Arrivée samedi début d’après-midi sous un déluge, une pluie torrentielle (Mary Poppins se serait régalée) qui n’augurait
rien de très bon pour le 5 kms

des filles en préparation.. A part, peut-être un grand bain de boue (Très bon pour la peau m’a-t-on dit)
Elle s’est bien déroulée malgré le temps. 

Puis, fut le temps du repas: Dîner du soir « pasta party » pour se mettre « dans le bain »…. qui s’est passé assez sagement ..peut-être qu’une petite montée de stress s’emparait déjà de nos
traileurs du 58… les filles nous ont rejoint, mettant une ambiance un peu plus conviviale… Il y eut la pluie, même jusque dans la nuit
vers 23h. Les Trails de 10kms et 58kms ressembleront plus à un mud day.
La nuit à l’hôtel fut assez courte car tout le monde avait « Sa » petite appréhension … Mon but, comme pour toute épreuve, était de le finir… Je me souviens, il y a 3 ans, pour mon 1er marathon, sans réel
entraînement, mon frère Fabien, m’avait montré une vidéo sur une habituée des grandes courses qui eut un problème sur les dernières centaines de mètres. Elle finissait sa course en rampant sur le
bitume. C’était extraordinaire à voir…J’étais ému et rêverai d’un pareil final. Il faut vraiment en vouloir, que la tête et l’esprit
dépassent la fo

rce du corps humain. Je pus le finir en 4h47…un peu long mais le but était d’arriver au bout… pas avec la même beauté du geste malheureusement.

Maintenant, un nouveau défi se profilait à l’horizon. ..un trail de 58km. Par contre, cette fois-ci, mon corps était préparé suivant un plan fait par coach Alain ; et titi, Cédric et Steph m’ont promené 2 fois en forêt… Où ils m’ont fait partager leurplaisir de la grimpete et des descentes à se déchirer les pattes…j’étais à la traîne, j’avais perdu ma langue (en fait, j’essayais de garder de l’air pour ne pas
avoir une syncope)… Je les suivais mais sentais un gros doute m’envahir. .. »Ça ne va pas être du gâteau « …un comble pour un gourmand comme moi…
Retour à la réalité, dimanche matin 7h15, 45mn avant le départ… Nous 5, attendionsle moment fatidique où, nous partirions à
la conquête de ce fameux trail. .. Nathalie m’a regardé et a compris que je n’etais pas bien « dans mes baskets ».
Je m’imaginais déjà rampant dans la boue pour le finir…
8h : le départ est donné. ..je suis avec Fallou, nous sommes partis à la cool. Je vois Steph s’éloigner et ne vois plus, ni Titi
ni Cédric … Je n’avais qu’une idée en tête « ne te crame pas » suit le troupeau et ça ira. Je regardai mes pieds…il ne faut pas te blesser…
Je gardais un rythme constant jusqu’au1er ravito au 18eme km, j’avais perdu Fallou mais ai retrouvé Steph. Je pris mon temps pour boire et grignoter quelques pâtes de fruits (titi m’avait dit :
« surtout, bien respe

cter les pauses ravito, elles te requinquent). Je repartis de plus belle et suivais Steph, qui était 100m devant moi. Je gardais la distance. .. Puis Steph a commencé à ralentir, je l’ai rejoint.
Nous avons fait un petit bout de chemin ensemble. Nous arrivions sur une petite route. Des femmes hystériques scandaient nos prénoms…mais c’était l’ACB, nos « Girls power » qui mettaient du
rythme à la course…tous les autres participants nous regardaient, envieux de nos supportrices et paparazzis. ..il y en a même 2, collés à « mes baskets » qui m’ont
dit en plaisantant « Tu ne veux pas partager »..avec un grand sourire, je leur ai répondu « désolé, elles sont à nous et nous ne partageons pas », en montrant en même temps, mon tee-shirt du club.

En voyant nos supportrices, je me sentais « gonfler à bloc », prêt à en « découdre » jusqu’au bout. .. J’avais avec moi, mon smartphone. Il était dans mon sac à dos. Je n’y touchais pas…c’était juste au cas où.
J’entendais le bruit des messages whatsApp. .mes voisins de course aussi. Je leur disais « ce sont nos supportrices qui n’arrêtent pas et n’arrêterons pas jusqu’à l’arrivée de nous encourager. « Vous avez de la chance » m’a t- il dit. Je l’ai regardé avec un long sourire et lui
ai dit « Tu n’imagines

même pas tout ce que nous allons faire après »…il est resté bouché bée. …et moi, ça m’a donné de l’élan pour grignoter quelques autres kms. Au ravito du 39eme km, nos supportrices étaient toujours présentes… Quelle pêche elles avaient… Et nous, nous nous abreuvions de leur puissance émotionnelle… Je me sentais requinqué à nouveau…
Agnès a couru un peu avec moi, en me disant, c’est bien scalou, plus que 18km… 2/3 déjà fait… Vu comme ça, ça semblait bien parti. Flo remplit mon sac à dos d’eau, et en partant du ravito, je vis Steph
arriver. ..il semblait aller mieux. Au 40eme km, je retrouvai Cédric, qui malheureusement, commençait à avoir des douleurs aux pieds et tendons. Je fis un peu de chemin avec lui…puis m’eloignais tout  doucement, sur le même rythme. ..
Là, vraiment, j’étais bien…le corps suivait, la tête, l’esprit de groupe, la main de l’ACB me tirait en avant pour ne plus me lâcher. Je commençais à ressentir quelques douleurs au genou gauche (à cause d’une descente très raide et très rapide), des cailloux invisibles qui se glissaient dans ma chaussure droite…les 8 derniers km étaient un peu plus dur à avaler…je glissai ma douleur dans un des tiroirs de mon esprit et continuai à courir en regardant mes pieds (si vous saviez à quel point ils sont moches…mêmes plus monstrueux
qu’avant)..mais bon, le principal est qu’ils « tiennent la route »…
Il reste 2km, je reprends du « poil de la bête ». mes pieds accélèrent ….
Je grapille des places en doublant quelques traileurs. ..puis…face à nous, des grandes marches.. .pas beaucoup mais assez pour nous casser les pattes. Tout le monde y va en douceur, comme un
gâteau que l’on savoure…moi aussi je suis gourmand. .mais là, je veux en finir…je commence à courir sur ces marches.. . J’ai bien dit commence, le corp

s a du mal à suivre..je gravis une à une les marches
Et arrivé en haut, il ne restait plus qu’un tour de piste..et en descente s’il vous plaît ..je l’ai pris à fond…et suis arrivé vainqueur de moi-même et heureux enfin, car sachant mon 1er trail fini et grâce à
notre équipe, nos supportrices et paparazzis… le coeur du club nous avait bien suivi tout du long moralement. .

Signé : Pascal (Tchang)

Semi Marathon de St Witz

Un temps magnifique pour une des plus vieille course de France. St Witz organisait cette année la 39ème édition de son Semi Marathon.

profil st witz

Une course très agréable mais très vallonnée. Un départ piégeux parce qu’extrêmement rapide dans une descente de 2 kms. Les jambes deviennent vite lourdes dans les 3 montées du parcours à enchaîner sur les 2 boucles.

L’AC Beauchamp était présent sur cette course. Avec une lutte interne entre les 2 V2 de l’équipe. Georges devancé par Bruno à Bernes, était à St Witz pour prendre une petite revanche…

IMG_2682

st witz

Une très bonne récup à Lapin qui n’a pas pu boucler la course à cause d’une douleur à une cuisse.  Ce n’est que partie remise pour un prochain podium.

VOEUX 2017

voeux2017Bonjour à tous !

 En ce premier de l’an 2017, je vous présente, au nom de l’ ACB, les meilleurs pour cette nouvelle année 2017 !

 Nous finissons l’ année 2016 avec des fondamentaux bien solides :

 des groupes d’activités dynamiques, unis et qui œuvrent dans le bon sens du club. Ce club garde sa spécificité de convivialité et de sportivité. Ceux qui ne se sentaient pas dans ce courant ou qui ont changé leur objectifs sont partis. Bonne route à eux. Je leur souhaite tout le bonheur du monde…

D’autres nous ont rejoint, je veux parler de Running évasion, visiblement, il se sentent bien sur notre stade !

 Nous avons un bureau solide avec des gens responsables et fiables.

Nos manifestations  ont été un succès. La mairie nous soutient et est derrière nous !

Nous avons des entraîneurs motivés et appréciés, des jeunes recrues qui se sont rapidement intégrées…

 Le nouveau blog est bien lancé, à vous de le faire vivre…

 Le nombre de pots le soir après les entraînements est un bon indicateur de la santé du club, tout le monde y est convié …

 Bref, un club qui respire la joie de vivre !

  2017 sera une année importante :

c’est une année élective, il faudra réélire le bureau et le président, rien que çà !

Nous aurons aussi peut être la bonne nouvelle pour la réfection de la piste !

 Les objectifs qui nous attendent, collectifs et individuels dépendent de nous tous, si nous sommes unis autour de notre club, il restera ce coin de bien être apprécié par tous les adhérents et envié par d’autres…

 Bonne année !!!

 Sébastien