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Courir le ventre vide

Courir le ventre vide : OUI ou NON ?

Le « ventre vide » signifie que l’organisme est en phase de jeûne, c’est-à-dire qu’il sécrète des corps cétoniques pour fournir de l’énergie aux muscles. Ces fournisseurs sont composés d’acides gras.

Donc le matin, si vous courez à jeun, vous puisez dans vos réserves de graisse. Mais ceci a un inconvénient, ces acides gras ont – comme leur nom l’indique – une fonction « acide ». La course pourra alors être douloureuse (crampes, douleurs musculaires…). Avec un entraînement régulier, l’organisme s’habitue à ce régime certes, mais il n’est pas dupe. Il vous réclamera après coup sa dose d’énergie brûlée lors de votre course. Écoutez-le.

A vous d’essayer pour faire votre propre opinion;

Moi j’aime bien; l’autre avantage pour ceux qui digèrent lentement, est qu’on est pas obligé de se lever très tôt pour démarrer la séance à l’heure avec les copains.

Maître Yoda.

Les Lésions des ischio-jambiers chez le sportif

Les lésions des ischio-jambiers chez le sportif
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Quelques informations pratiques sur une pathologie fréquente chez le sportif en général et chez le coureur en particulier

 

Conditions de survenue

Une lésion musculaire des ischio jambiers peut survenir lors d’un dépassement des possibilités d’extensibilité du muscle. Elle peut également arriver lors d’une contraction intense et brutale du muscle en position d’étirement : par exemple sur une accélération.

Certains muscles ou groupes musculaires sont particulièrement sujets aux lésions. En général, les muscles poly articulaires (muscles qui « enjambent plusieurs articulations » en l‘occurrence ici hanche et genou), sont potentiellement plus sujets aux lésions que les mono articulaires, plus toniques.

Tous les sports ne sollicitent pas les mêmes muscles de la même manière. De ce fait, on rencontre plus de lésions des ischio jambiers chez les coureurs  que chez les nageurs ou les cyclistes.

Classification des lésions musculaires

La classification actuelle comporte 5 stades de gravité. La gravité des lésions musculaires est importante à connaitre car c’est elle qui va conditionner la conduite thérapeutique et la date de reprise des activités sportives.

Stade 0

Il est défini par l’atteinte réversible de fibres musculaires.

Les symptômes sont une douleur modérée, une contracture musculaire, une diminution de la force.

La récupération est complète en quelques heures.

Stade 1

Il est défini par l’atteinte irréversible de quelques fibres musculaires et l’intégrité du tissu conjonctif de soutien (TC) est conservé.

Les symptômes sont les mêmes qu’au stade 0 en plus marqués.

La régénération des fibres musculaires assure une récupération totale en quelques jours.

Stade 2

Il est défini par l’atteinte irréversible d’un contingent réduit de fibres musculaires et l’atteinte modérée du TC sans désorganisation exagérée. Il ne présente pas d’hématome, notamment à l’échographie.

Le symptôme est une douleur vive, survenant au cours du geste sportif mais n’imposant pas l’arrêt immédiat de l’effort. Le retentissement fonctionnel varie avec la localisation de la lésion.

L’évolution est rapidement favorable. Une cicatrisation de bonne qualité peut être obtenue.

Stade 3

Il est défini par l’atteinte de nombreuses fibres musculaires, l’atteinte marquée du TC qui se trouve désorganisé et la formation d’un hématome intra musculaire localisé.

Le symptôme est une douleur aigue survenant au cours de l’activité sportive,  imposant l’arrêt de cette dernière. L’impotence fonctionnelle est marquée.

L’évolution est longue mais la durée variable (6 à 12 semaines). Elle dépend de l’importance des lésions anatomiques initiales : nombre de fibres, volume de l’hématome, état de l’aponévrose.

Elle dépend également de la qualité du traitement depuis la phase initiale jusqu’à la phase réadaptation.

Stade 4

Il est défini par la rupture partielle ou totale du muscle, l’atteinte massive du TC et la formation d’hématome volumineux et diffus.

Le symptôme est une douleur violente survenant au cours du geste sportif, imposant l’arrêt immédiat de l’activité.

L’impotence fonctionnelle est totale.

L’évolution n’est pas aussi mauvaise qu’on pourrait le craindre. Dans les ruptures totales du muscle la rétraction des deux moignons musculaires est suffisamment importante pour que le tissu cicatriciel ne soit soumis à aucune traction. La lésion devient indolore et elle est d’autant mieux supportée sur le plan fonctionnel que le muscle atteint fait partit d’un groupe musculaire agoniste (muscles qui participent à la même fonction), ce qui permet une compensation par les autres muscles.

Délais statistiques d’indisponibilité

  • -Stade 1 : entre 1 et 2 semaines ;
  • – Stade 2 : entre 3 et 4 semaines ;
  • – Stade 3 : entre 6 et 12 semaines ;
  • – Stade 4 : entre 3 et 6 mois ;

Dans tous les cas, la reprise du sport ne devra être autorisée qu’après la disparition de la symptomatologie clinique : indolence lors de contractions résistées en course externe, disparition des contractures.

Il existe 1 moyens mémo techniques en français : GREC.

  • – G : glace ;
  • – R : repos ;
  • – E : élévation (Pied en l’air);
  • – C : compression ;

La physiothérapie permettra d’accélérer un peu ce processus de cicatrisation. L’efficacité des ultra sons n’est pas spectaculaire, l’utilisation d’infra rouge et de la laserthérapie de classe 4 semble intéressante.

L’imagerie mentale est à enseigner aux joueurs afin qu’ils entretiennent au minimum un schéma moteur des gestes sportifs.

Des étirements musculaires passifs et activo passifs relaieront ensuite les tractions douces. Ils auront pour but de redonner de l’élasticité, de l’extensibilité et de la souplesse au muscle atteint et au groupe musculaire auquel il appartient. Des étirements viendront diminuer la tension active en luttant contre les probables contractures. Les assouplissements auront donc des effets biomécaniques et neuro musculaires.

Un travail physique épargnant le site lésionnel sera bien évidemment fait. Les moyens pour cela seront : la musculation à distance, la natation, le vélo, l’elliptique, puis plus tard le footing.

Le travail musculaire devra être progressif,

X. Prévention des lésions musculaires

La prévention des lésions musculaires est axée sur : les règles hygiéno diététiques et la préparation physique.

1. Les règles hygiéno diététiques

Ce sont les règles communes à toutes les pathologies musculo tendineuses.

Il faudra tout d’abord dépister et prendre en charge un éventuel foyer infectieux à distance (foyer bucco dentaire, ORL).

Le sportif devra respecter un temps de sommeil suffisant (8 h pour un adulte), en évitant l’excès festif pour les noctambules, ou autres divertissements nocturnes.

La nutrition est un facteur préventif très important et difficile à inculquer aux jeunes sportifs en début de carrière. Si il y a UNE règle à respecter c’est : MANGER EQUILIBRE. Chaque aliment apporte des choses positives comme négatives. L’excès de l’un ne sera pas bon, et l’insuffisance de l’autre sera source de carences. Mais les dépenses énergétiques et les principes alimentaires du sportifs ne sont pas les mêmes que pour le non sportif, et il y a donc des règles à connaitre :

  • – Eviter en excès l’alimentation hyper carnée (protéines animales) ;
  • – Limiter les graisses saturées (charcuterie, fromage…) ;
  • – Limiter les aliments et boissons trop acides (agrumes…) ;
  • – Limiter les friandises (bonbons, chocolat…) ;
  • – Etre généreux sur les apports hydriques (2 à 3 litres par jour en fonction de la température) ;
  • – Lutter contre l’acidose par des boissons alcanisantes (Vichy, Saint Yorre, Badoit, Gatorade..), et remplir les stocks de glycogène ;

2. La préparation physique

Il y a 5 points tous aussi importants les uns que les autres.

Les bilans réguliers

Ils auront pour but de quantifier : la force musculaire, la souplesse, les capacités physiques (VO2 max, détente, puissance, force, vitesse…) des sportifs afin d’assurer un suivi dans le but de prévenir les blessures (en corrigeant les défauts détectés), de mieux préparer le sportif (en définissant les domaines à travailler préférentiellement), et d’objectiver l’évolution ou la progression du sportif. Ils serviront de référence tout au long de la saison, donc il ne faut pas attendre que le sportif soit blessé pour évaluer ses performances et capacités physiques.

La préparation musculaire

Elle devra être globale et analytique. Mais dans tous les cas elle devra rester fonctionnelle et logique, c’est à dire en rapport avec les actions spécifiques de chaque groupe musculaire (principalement du travail excentrique des ischio jambiers: course en arrière).

Les étirements

Un muscle ou un groupe musculaire hypo extensible limitera un mouvement. Pour maintenir l’efficacité d’un geste sportif, l’amplitude du mouvement devra rester élevée.

Il faudra donc lutter tout au long de la saison et de la carrière du sportif contre ces hypo extensibilités qui touchent préférentiellement les muscles poly articulaires, par des étirements passifs de longue durée ou postures (étirements d’environ 1 minute).

Des étirements passifs de courte durée (20 à 30 secondes) sont indiqués tout au long de la saison pour les groupes musculaires les plus sollicités selon le sport pratiqué. ils auront pour but d’améliorer la tolérance à l’étirement et permettront de revenir à un tonus musculaire de repos après une séance ou une compétition. Les étirements passifs font partie de l’entretien des sportifs, tout au long de leur carrières mais n’ont pas leur place avant une séance ou une compétition.

Avant une compétition, l’athlète réalisera des étirements dynamiques en situation réelle c’est à dire debout. Ces étirements participeront à l’échauffement en augmentant la température musculaire, ils amélioreront la kinesthésie et la proprioception du sportif, et prépareront le muscle à résister à des tensions musculaires extrêmes qu’il subira pendant l‘effort.

L’échauffement

C’est quelque chose qu’on fait d’instinct et que même les sportifs de faible niveau font. Il a pour but de préparer, physiquement (mise en route cardio respiratoire, échauffement musculo tendineux). Il sera efficace lorsque la température corporelle sera suffisamment élevée pour que l’organisme tolère les contraintes qu’on lui imposera, et dépendra pour cela de la température extérieure et de l’âge de l’athlète. Il est en revanche difficile de standardiser un échauffement car le versant mental est très important, peut être même autant que le versant biomécanique et physiologique, si on regarde la manière dont s’échauffait le fameux footballeur Diego MARADONNA et le sprinteur Usain BOLT aux Jeux olympiques de Pekin. La réalité dépasse parfois la science.

La récupération

Elle est essentielle chez les sportifs et surtout chez ceux dont le temps consacré à leur activité physique avoisine ou dépasse 10 h par semaine. En effet on peut considérer que nous ne sommes pas conçus pour faire autant d’heures de sport intensif par semaine et cela pendant 15 ans ou plus. La nature n’est pas suffisante pour assurer une récupération correcte lorsque l’organisme subit des entrainements quotidiens, voire bi-quotidiens. C’est pour cela qu’imposer des temps de repos aux sportifs sera bénéfique : c’est reculer pour mieux sauter. La récupération va chercher à optimiser l’élimination des déchets métaboliques, à activer et accélérer les processus de réparation tissulaire et à refaire des stocks énergétiques. Pour arriver à cela, les moyens sont les suivants:

  • – La récupération active ;
  • – L’électrothérapie ;
  • – Les étirements : passifs de courte durée (20 à 30 secondes) sans rechercher une mise en tension maximale pour ne pas achever les fibres déjà bien agressées par l’activité physique ;

L’hydratation (Vichy, Gatorade), alimentation glucidique.

  • – Le sommeil ;
  • – La gestion du stress ;

D’où le grand intérêt qu’en cas de blessure modeste, il vaut mieux être prudent pour ne pas passer au stade supérieur.

Les précautions sont donc très simples et évidentes; le problème est que nous trouvons ces règles incontestables en en discutant entre nous mais qu’une fois sur le terrain, les bonnes résolutions s’envolent et on oublie l’élémentaire.

Ca n’arrive qu’aux autres……

Boissons énergisantes

Boissons énergisantes  « Un bain de bouche à l’acide »
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Les boissons énergisantes abîmeraient l’émail des dents dès cinq jours de consommation d’affilée, selon une étude américaine.

Si on connaissait déjà les effets néfastes du sucre sur les dents, une nouvelle étude publiée dans la revue dentaire General Dentistry vient de montrer que l’acide contenu dans les boissons énergétiques pouvait également causer des dégâts irréversibles sur l’émail. Selon des chercheurs de l’université de l’Illinois aux États-Unis, ces produits destinés à donner un regain d’énergie et appréciés des jeunes consommateurs commencent à ronger les dents après seulement cinq jours de consommation continue, favorisent le développement de caries et rendent les dents hypersensibles aux changements de température.

Pour établir ce constat, le Dr Jain et ses collègues ont analysé l’acidité et le fluor de treize boissons énergétiques pour sportifs et neuf boissons énergisantes, type Red Bull. En sachant que leur pH est acide et se situe entre trois et quatre (la neutralité est à sept), les dentistes ont immergé des prélèvements d’émail de dents dans chaque boisson pendant 15 minutes. Ils ont ensuite plongé ces échantillons pendant deux heures dans de la salive artificielle, dont la fonction naturelle est de réduire le taux d’acidité dans la bouche. Cette opération a été répétée quatre fois par jour pendant cinq jours. Si les conditions de cette expérience ne reflètent pas exactement la consommation réelle de ces boissons, les scientifiques ont toutefois observé une dégradation progressive et croissante de l’émail et ont aussi remarqué que les boissons énergisantes causaient deux fois plus de dégâts que celles destinées aux sportifs.

Sodas et boissons énergisantes, même combat

«Les bactéries transforment le sucre en acide et c’est cet acide qui endommage l’émail, pas le sucre directement, explique le Dr David Katz, directeur du Centre de recherche et de prévention à l’université de Yale. Donc, en ingérant une quantité élevée d’acide, le consommateur accélère l’apparition des caries», ajoute-t-il.

Environ 30 à 50% des adolescents américains utilisent des boissons énergisantes et jusqu’à 62% d’entre eux en boivent au moins une fois par jour. «Persuadés que ces boissons sont “meilleures pour la santé” que les sodas, les jeunes adultes pensent qu’ils vont pouvoir améliorer leur performance sportive», déclare le Dr Poonam Jain, principal auteur de l’étude et directeur du programme de prévention dentaire à l’université de l’Illinois. «Finalement, la plupart des patients sont choqués d’apprendre que consommer ce genre de boissons revient à se faire un bain de bouche à l’acide», commente le dentiste.

«Se rincer la bouche et mâcher des chewing-gums sans sucre»

Cette étude ne surprend pas le Dr Philippe Rocher, président de la Commission des dispositifs médicaux de l’Association dentaire française. «On a les mêmes problèmes avec les sodas qui sont aussi très acides», signale le dentiste. Il recommande de limiter la consommation de ces boissons, de mâcher des chewing-gums sans sucre et de se rincer la bouche à l’eau claire après. En effet, «ces deux techniques combinées permettent d’augmenter le flux de salive et font baisser le niveau d’acidité de la bouche», explique-t-il. Enfin, il conseille de ne pas se brosser les dents dans l’heure qui suit la consommation de ces boissons, «sinon l’acidité va se répandre à la surface des dents et augmenter l’érosion de l’émail».

Par Caroline Piquet – le 07/05/2012

Boissons énergétiques

Boissons énergétiques                                                                                                        boisson nrgetique

BOISSONS ÉNERGISANTES

BOISSONS ÉNERGÉTIQUES

attention à l’amalgame

Quelle est la différence entre une boisson énergétique et une boisson énergisante ?

Il est important de différencier ces 2 types de boissons.

Les boissons énergétiques ont une composition nutritionnelle adaptée à la pratique sportive et font l’objet d’un cadre réglementaire spécifique. Elles sont destinées aux sportifs afin de leur apporter les éléments indispensables à la pratique sportive :

  • hydratation adaptée
  • apport énergétique
  • apport de vitamines et minéraux

Les boissons énergisantes, quant à elles, ne se réfèrent à aucune définition réglementaire. Elles contiennent des quantités importantes de composés excitants qui peuvent s’avérer dangereux lors de la pratique sportive selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation.

Les boissons énergétiques répondent à un cadre réglementaire spécifique tant au niveau Français qu’Européen. Ces réglementations dictent de nombreux paramètres : composition d’ingrédients à respecter, mentions d’étiquetage spécifiques, etc…

A cette réglementation stricte, les marques nationales (Gatorade, Overstim’s, Isostar) vont plus loin afin de proposer des boissons énergétiques de haute qualité :

  • boissons isotoniques
  • sans acidité
  • sans conservateurs ni colorants

Le terme « boissons énergisantes » est une appellation commerciale et ne se réfère à aucune définition réglementaire.

Ces boissons sont présentées par les fabricants comme possédant des propriétés stimulantes tant au niveau physique qu’intellectuel. Ce sont généralement des sodas enrichis en substances excitantes (taurine, caféine, glucuronolactone…).

Selon l’ANSES*, la consommation de ces boissons énergisantes peut conduire à des manifestations graves pour la santé et elles sont fortement déconseillées dans le cadre d’une activité sportive.

* Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, « Evaluation des risques sanitaires des boissons dite énergisantes », 2013.