L’aspiration

artfichier_330629_614558_201203073004553Mondial d’athlétisme de Daegu – photo G.B.

Tous les cyclistes savent bien qu’on économise une précieuse énergie en « suçant la roue » d’un collègue devant soi.

A 60 km/h, l’économie vaut environ 40% ! Pour celui qui est devant, le deal est moins intéressant. Mais le cycliste qui « tire l’autre » (dans le jargon du vélo) réduit légèrement sa trainée aérodynamique et donc sa dépense énergétique de l’ordre de 4%.

Et en course à pied ?

Du fait des vitesses plus faibles, ce paramètre revêt moins d’importance. A 17 km/h, le surcoût de celui qui est devant est évalué à 2%. Puis grimpe exponentiellement. Le gain s’élève à 4% à 20 km/h et même 8% à 22 km/h. A cette vitesse, la différence représente près d’une seconde par tour de piste. Le rôle du lièvre pour celui qui veut battre des records n’est pas seulement de donner l’allure et d’apporter un soutien d’ordre psychologique, il épargne aussi au champion quelques watts de dépenses inutiles et donc lui permet de préserver des forces pour les dernières centaines de mètres où il se retrouvera tout seul.

Zatopek N°20 Nov-Dec 2011 p.17 par Grégoire Millet et Gilles Goetghebuer

Un article particulièrement destiné à Sylvain, notre Vil Coyote, particulièrement véloce, qui sur marathon se rapproche des 17km/h et des 19 km/h sur 10 000m. De là à l’inciter à « suçer la roue » du concurrent devant soi, il y a une limite que je ne franchirai pas…

Laurent.

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